17 de junio de 2015

La esquina de Mónaco

 

 En los 70

Heme tendido en esta cama, hace cuanto no lo sé pues he perdido el apetito y nunca duermo, y afuera hacen unos días oscuros y calientes como si la ciudad estuviera próxima a la peste; no veo que nada se mueva, a excepción del viento y del polvo que trae el viento. Pero los arboles ni se mecen. El empleado de las paredes , tan desteñido , me recuerda antiguos veranos. No digo que no haya salido, pues recorrí las calles de esta ciudad que ya no reconozco, porque reconozco o digo: que casi ya no reconozco, porque las cuatro manzanas que aún confluyen en la esquina de Mónaco, y las montañas imperturbables siguen siendo para mi referencia.

 Hoy en día


Et me voilà allongé dans ce lit; depuis combien de temps, je ne sais pas, en effet j'ai perdu l'appétit et le sommeil, et dehors les jours sont obscurs et chauds comme si la ville attendait l'arrivée  de la peste; je ne vois rien bouger  à l'exception du vent et de la poussière que porte le vent.  Même les arbres ne bougent pas. La tapisserie des murs déteint et cela me rappelle des étés d'autrefois. Je ne dis pas que je ne suis pas sorti, j'ai parcouru toutes les rues de cette ville que je ne reconnais pas ou plus précisément: que je ne reconnais presque pas car les quatre pâtés de maisons qui se rejoignent au coin de Monaco, et les montagnes imperturbables sont encore pour moi des références.








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